Morceau choisi 2 : Arietta (1ère des pièces Lyriques Op. 12 de Grieg) : 1'30' de pure grâce
L’Arietta , première des Pièces Lyriques d’Edvard Grieg , ne fait qu’une page et n’est pas trop difficile à jouer (la preuve, je l’ai fait). Avec une certaine économie de moyens, elle s’avère très riche et d’une efficacité émotionnelle impressionnante. Elle plonge l’auditeur dans une ambiance très fin XIXème, avec une certaine mélancolie mais sans afféterie aucune. Parmi les quelques pièces classiques très courtes pour piano, je trouve qu’il s’agit certainement d’une des plus touchantes.
Ma version préférée est celle d’Emile Guilels (label Deutsche Grammophon).
Plus récemment (en 2005), le grand Aldo Ciccolini, du haut de ses 80 ans, a enregistré une troublante version de l’intégrale de ces Pièces Lyriques (label Cascavelle). Son Arietta est plus ombrageuse et empreinte d’une certaine forme d’amertume. Je préfère la fausse légèreté de Guilels.