Le Poisson Rêveur

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Concerts du Festival de Verbier diffusés sur Internet

26 août 2007 · Le Poisson Rêveur

Grâce au billet de Gaëtan Naulleau dans le numéro de Diapason du mois de septembre (page 85 - “Pari audiovisuel”) j’ai pu prendre connaissance de l’expérience tentée par le Festival de Verbier en Suisse à savoir la diffusion en ligne d’une trentaine de concerts que l’on peut visionner gratuitement.

Avec la chute des ventes aussi bien des CDs que des DVDs musicaux (-30% au 2ème trimestre 2007 par rapport au même trimestre 2006), les différents acteurs de la production de musique classique tentent d’initier de nouveaux modèles économiques en diversifiant les modes de diffusion.

Festival_verbier_2_2 Je vous renvoie au billet de Gaëtan Naulleau sur les premiers enseignements que tire Hervé Boissière (société de production Idéale Audience) de cette expérience avec le Festival de Verbier. La bonne nouvelle est que les interprètes (pour beaucoup de forte notoriété) se sont livrés au jeu d’accepter d’être filmés sans demande de contreparties financières. Les moyens techniques mis en oeuvre par la société Medici Arts et les autres acteurs de cette production ont été particulièrement importants et le budget aurait atteint les 1,6 Millions d’euros !

Environ 450 000 vidéos auraient été consultées sur le site de Medici Arts, visionnées par 100 000 mélomanes internautes dans 143 pays. Une nouvelle expérience qui démontre l’attrait d’une offre vidéo de bonne qualité pour les amateurs de musique. A quand de vraies offres “pay per view” (streaming de vidéos à la carte) pour des concerts classiques ?

Lien direct vers le site Medici Arts.

Attention, ces retransmissions sur Internet ne sont diffusées que jusqu’au 31 août, soit vendredi prochain.

Quand je l’ai ouvert cet après-midi, on pouvait assister à un concert de Lieders de Schumann et de Brahms chantés par Thomas Quasthoff (je n’a pas fait de lien direct vers son site officiel car il ne s’ouvre pas - je vous épargne des attentes interminables) et accompagné au piano par… Hélène Grimaud. Vue la chaleur et sécheresse accablantes évoquées par Thomas Quasthoff en introduction du concert, s’il s’excuse d’avance sur les impacts que cela peut avoir sur la stabilité de sa voix, il offre tout de même un concert vibrant avec une voix finalement bien timbrée (malgré un vibrato parfoit un peu gênant). Hélène Grimaud est d’une attention exemplaire.

NB : je suis persuadé qu’avec la musique de chambre Hélène Grimaud trouve une voie qui devrait charmer nombre d’amateurs. Son toucher chatoyant apporte de belles couleurs. Son jeu est surtout infiniment plus humble et moins fantasque car porté vers l’écoute d’interprètes avec plus de proximité. Elle se détache donc enfin de ce narcissisme trop apparent qu’elle dégage dans ses interprétations concertantes.