Le Poisson Rêveur

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Anthoine Boesset... Mourir sans mourir

29 septembre 2006 · Le Poisson Rêveur

Délicieuse découverte que ce “Je meurs sans mourir” d’Anthoine Boesset par Le Poème Harmonique sous la direction de Vincent Dumestre. Compositeur de musique de cour sous le règne de Louis XIII, le sieur Anthoine Boesset a composé des pièces, dans la tradition polyphonique et madrigale, empruntes d’une très grande poésie.

Ce disque regroupe des pièces aux climats très différents. Certains airs sont sous le signe d’une mélancolie presque poignante (“Départ que le devoir me fait précipiter” : air __ d’une beauté troublante , “je meurs sans mourir”, “Dove ne vai, crudele”), d’autres typiques d’une forme de maniérisme propre aux airs mondains de cette époque (les cinq récits mythologiques), d’autres franchement second degré (“Ballet des fous & des estropiés de la cervelle”).

Dumestre n’a pas tout à fait le sens de la danse et de la sensualité propre à un Savall. L’interprétation a quelque chose d’un peu plus “sec”, plus français en fait. Tout cela reste tout de même d’une grande finesse et ces airs sont particulièrement envoûtants.

Disque à écouter à la lueur d’une chandelle, un beau soir, avec un petit verre de vin doux…

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Anthoine Boesset - Je meurs sans mourir - Le Poème Harmonique - Vincent Dumestre - Label Alpha.

Extrait tiré du site Alpha Musique. Presque 4 minutes d’extrait ! (piste 14 : “Frescos ayres del prado”).