Le Poisson Rêveur

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Ecoute de l'intégrale Mozart : thème 7 : flûtes en chambre

8 février 2007 · Le Poisson Rêveur

JMozart_edition_7e retire cette fois le CD6 du Volume 4(Musique de Chambre - Sonates pour violon - Sonates sacrées) de l’intégrale de Brilliant classics, consacré aux quatuors pour flûtes et cordes. Ces oeuvres de Mozart ne sont pas très connues car peu interprétées.

Tout d’abord un commentaire général sur ce disque : la qualité des interprètes : le très bon flûtiste Marc Grauwels, Ulka Gonriak au violon, Paul Declerck à l’alto, Luc Dewez au violoncelle.

Ensuite, deux pièces intéressantes à écouter.

Tout d’abord le très intéressant quatuor en en ré majeur K 285. J’ai particulièrement retenu le splendide Adagio , qui préfigure nettement le répertoire romantique pour flûte. Ce chant élégiaque de la flûte, accompagné par les pizzicati des cordes est vraiment splendide.

Ensuite, une curiosité : l’Adagio et Rondo pour harmonica de verre (“glassharmonica”), flûte, hautbois et cordes. Il est très intéressant d’écouter le son de ce singulier instrument, particulièrement exotique à nos oreilles. L’harmonica de verre, a déjà été mentionné à deux reprises dans le blog (cf. notes du 10 octobre et du 22 décembre).

Petit aparté, tiré du site chez.com : “Le glassharmonica fut interdit par un décret de police dans certaines villes d’Allemagne et disparut vers 1835. Parmi les raisons invoquées : ses sons font hurler les animaux, provoquent des accouchements prématurés, abattent l’homme le plus robuste en moins d’une heure (selon un dictionnaire médical de 1804) et sucitent la folie des interprètes (peut-être à cause du saturnisme, le cristal étant composé de 40% de plomb). Pourtant, PAGANINI en parle comme d’un “orgue angélique”, MARIE ANTOINETTE en joua, le docteur MESMER s’en servit pour relaxer ses patients avant de les soigner, MOZART composa pour lui et des auteurs comme GOETHE ou CHATEAUBRIAND le louèrent”.

A vous de juger : le son est en effet très singulier et il est intéressant de noter comment les autres instruments doivent s’adapter au manque de dynamique de cet harmonica. La contrepartie est la continuité impressionnante de la ligne mélodique.

Pour vous faire une petite idée en ligne, dans un répertoire complètement différent de celui de Mozart, lien direct vers l’interprétation de la célèbre 3ème gnosienne d’Erik Satie, tiré du site de Jean-Claude Chapuis, www.glassmusic.org.

En résumé, un disque intéressant de l’intégrale Mozart et un adagio du quatuor en ré majeur dont on ne se lasse pas.