Travailler en musique ou écouter en travaillant ?
Une radio qui se dit classique nous vante le fait que l’on puisse conduire “zen” en l’écoutant en voiture. Dans les embouteillages, pourquoi pas.
Je viens de découvrir ce samedi en l’écoutant… en voiture, qu’elle va encore plus loin en proposant carrément de l’écouter au travail pour “travailler zen”.
Vous avez quatre options, et vos commentaires éventuels m’aideront à comprendre comment interpréter ce message :
1) Cette radio considère que la musique dite classique ne nécessite pas une attention particulière (en tout cas celle qu’elle diffuse) et que l’on peut très bien rester concentré sur son travail tout en tendant une oreille discrète sur quelques mélodies de fond.
2) Elle s’adresse peut-être uniquement à des individus dont le travail est d’une telle vacuité qu’ils peuvent, au contraire, porter toute leur énergie à l’écoute attentive de la musique.
3) Je n’ai finalement rien compris, suis plutôt largué, car je n’ai toujours pas compris qu’il est désormais possible pour la plupart des individus plus jeunes que moi de découpler efficacement leur attention sur les deux de façon équivalente.
4) De toute façon, certains morceaux de musique classique exercent une fonction apaisante, thérapeutique et, sans forcément leur allouer toute notre attention, elles ont la vertu de contribuer à la diminution du stress et, pourquoi pas, de nous faire aborder tout travail avec plus de sérénité.
Les options ne sont pas incompatibles (ex : 2 et 4 ou 3 et 4 !).
Je n’arrive pas, pour ma part, à écouter de la musique sans y porter toute mon attention. C’est un acte volontaire, s’attachant à apprécier toutes les dimensions du morceau écouté (l’oeuvre elle-même, interprétation, la qualité du son, les émotions, selon que le morceau de musique écouté est ou non en adéquation avec l’humeur, les questionnements du moment). Mais il est vrai qu’il est agréable quelquefois de se laisser emporter à vagabonder en laissant le sub-conscient opérer plutôt qu’une attention sans faille. C’est d’ailleurs parfois à ce moment que quelques émotions vraies peuvent nous surprendre au détour de quelques enchaînements de notes ou d’accords.