Le Poisson Rêveur

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Une sublime 3ème symphonie de Mahler par Claudio Abbado à Lucerne

20 août 2007 · Le Poisson Rêveur

Je ne peux m’empêcher de poster cette petite note pour partager la vive émotion que j’ai ressentie à l’écoute de l’interprétation de la 3ème symphonie de Gustav Mahler par Claudio Abbado à la tête de l’orchestre du Festival de Lucerne dimanche 19 août à 19h sur Arte.

Cette monumentale symphonie, assez piégeante car extrêmement ample et, en apparence uniquement, très composite, s’est déroulée hier avec une fluidité et une majesté inouïes.

Abbado_lucerne_3 Claudio Abbado confirme sa volonté de marquer son interprétation des symphonies de Mahler sous le signe de la lumière et fait ressortir à son ensemble orchestral des sonorités nacrées d’une pureté exemplaire. Comme un lumière irisée, les différentes sonorités de l’orchestre se dévoilent avec une subtilité remarquable. Les nombreux solos d’instruments ont tous été justes, avec une musicalité indéniable.

Il ressort de cette interprétation magistrale, un impression de temps suspendu, comme le souvenir d’un paradis perdu, certainement l’une des sensations les plus nettes et fortes que Mahler voulait faire ressortir dans cette symphonie complexe et hautement symbolique.

La soliste, la mezzo-soprano Anna Larson, a déployé son chant vibrant et poignant, rappelant à nouveau les similitudes du 4ème mouvement avec le “Chant de la Terre”. Le choeur de femmes de l’ensemble Arnold Schönberg était parfait.

Le premier motif du cinquième mouvement, uniquement avec les instruments à cordes, était vraiment poignant. L’approche métaphysique et presque contemplative de la direction de Claudio Abbado était bouleversante.

Lien direct vers les premières critiques (le Figaro).