Le Poisson Rêveur

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Sibelius : deux lectures sous le signe de l'ardeur et de l'audace

29 juin 2024 · Le Poisson Rêveur

Des enregistrements récents d’oeuvres emblématiques de l’univers du compositeur finlandais nous révèlent une lecture qui fait bouger les lignes des interprétations jusqu’ici proposées.

Dans le premier cas, je fais référence àl’intégrale des symphonies , sous la baguette du jeune chef finlandais Santtu-Matias Rouvali (label Alpha / Outhere Music) avec l’orchestre symphonique de Göteborg. Avec son interprétation incisive, lumineuse, avec une clarté de la ligne étonnante, Santtu-Matias Rouvali révèle de nouvelles couleurs dans ce corpus de 4 symphonies, imprime une tension qui nous capte et ne nous lâche pas d’un mouvement à l’autre.

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Dans le second cas, j’ai retenu la version du concerto pour violon en ré mineur par Janine Jansen, accompagnée de l’orchestre philharmonique d’Oslo, sous la direction de Klaus Mäkelä (label DECCA). La violoniste impose d’emblée une lecture d’une densité incroyable, des phrasés allongées, une tension de la ligne et un lyrisme qui s’imposent comme une évidence. L’orchestre l’accompagne dignement avec le parti pris d’un certain ténébrisme de la part du chef. Les contrastes s’avèrent accentués, et, surtout, la tension imprimée par la soliste s’impose avec une autorité étonnante.

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Parmi les très nombreuses versions de ce concerto, celle-ci se distingue par son parti pris d’une approche plus dramatique, presque théâtralisée, plus sombre et ciselée, tout en restant très cohérente.