Ecoute de l'intégrale Mozart - Thème 6 : symphonies concertantes
Cette fois je sélectionne le CD 18 orangé du Volume 2 (Concertos) de l’intégrale de Brilliant Classics (le lourd coffret rubis cartonné et… fragile).
On y retrouve l’un des chefs d’oeuvre de Mozart (la symphonie concertante pour violon et alto) mais aussi une pièce moins connue, sous l’appellation un peu exotique de Concertone pour deux violons et orchestre (en ut majeur - K. 190). Je vous propose de vous référer au Mozart de Brigitte et Jean Massin pour plus de précisions sur le contexte de cette oeuvre (en pages 700 et 701 de l’édition d’août 1990 - Fayard). Tout comme la sérénade Haffner, commentée dans une note du 6 novembre, ce “concertone” est à classer parmi les oeuvres galantes de Mozart (au même titre que les Divertimentos). Il s’agit en fait d’un concerto où quatre instruments (les deux violons, un hautbois dès le premier mouvement et un violoncelle aux deuxième et troisième mouvements) dialoguent allègrement au gré des humeurs de l’orchestre. Cette oeuvre, d’un style est assez alerte, est tout à fait plaisante et le trio des deux violons et du hautbois est d’une vivacité toute Mozartienne.
Les interprètes enregistrés dans ce disque (Anna et Guido Höbling aux violons avec le l’Orchestre de Chambre de Slovaquie sous la Direction de Bohdan Warchal) jouent ce Concertone avec détermination et une certaine virtuosité. Ils ne s’attardent pas vraiment sur les nuances (l’andantino a visiblement perdu son qualificatif de grazioso) et déroulent cette oeuvre comme un déferlante qu’on aurait peine à arrêter. Si la subtilité n’est donc pas de mise, cependant, certains passages (notamment avec le hautbois) ont une certaine musicalité et tout cela se laisse entendre, un peu comme dans la veine d’origine de cette oeuvre, à savoir un concerto grosso. L’enregistrement en revanche est d’une qualité sonore très moyenne.
Pour revenir à la sublimesymphonie concertante en mi bémol majeur K 364 pour violon et alto, les inteprètes (Gil Sharon et Yuri Gandelsman avec l’Amati Chamber Orchestra) ont vraiment un train à prendre et, à mon goût, passent complètement à côté de l’essentiel.
Je suis toujours resté fidèle, pour ma part, à la version d’Itzhak Perlman et Pichas
Zukerman avec Zubin Mehta à la tête de l’Israel Philharmonic Orchestra (label Deutsche Grammophon), avec sa beauté toute élégiaque et son lyrisme fou.
Lien direct vers un extrait audio tout à fait acceptable du premier mouvement, proposé par Wikipedia, avec deux solistes féminines qui apportent la touche de grâce souhaitée (Rebekka Hermann - violon et Kristina Rill - alto et le Fuldaer Symphonisches Orchester sous la Direction de Simon Schindler). Cet orchestre qui s’est notamment produit dans le cadre de concerts de bienfaisance, a visiblement mis certains de ses enregistrements en licence libre de droits, comme cette version de la symphonie concertante.
PS : petit clin d’oeil amical au weblog le Monde de Bra* qui s’et également lancé dans la belle aventure de commenter le coffret Mozart l’intégrale (ex : note sur les symphonies N° 33, 34 et 35).