Ecoute de l'intégrale Mozart : thème 8 : quatre mains et un clavier
Cette fois je sélectionne le CD 13 du volume 6(oeuvres pour clavier) de l’intégrale Mozart de Brilliant Classics (170 CDs - 4 kg - 35 ans de génie). Ce CD est le volume II des CDs consacrés aux pièces pour quatre mains. Mauvaise pioche.
Deux sonates figurent dans ce disque, toutes deux en ut majeur (K19d et K521) et elles ne sont pas aussi brillantes que la célèbre sonate K448 pour deux pianos en ré majeur dont j’avais vanté l’interprétation formidable de Murray Perahia et Radu Lupu (label Sony Classics) dans la note du 10 septembre 2006.
Les interprètes choisis par Brilliant Classics (Ursula Dütschler - primo et Bart Von Oort - secundo) expédient au pas de charge ces sonates, frappent le clavier de leur pianoforte sans ménagement et ignorent la moindre nuance. On finit honnêtement pas penser à autre chose quand on écoute ces sonates. Il n’y a certes pas une fausse note mais le jeu est brutal, lisse et mécanique.
Autre pièce également maltraitée : l’Andante et variations en sol majeur K 501.
Il ne reste guère que l’intéressante Fantaisie en fa mineur K608 , initialement écrite pour orgue mécanique, et composée la dernière année de la vie du compositeur. Ce “morceau d’orgue pour cérémonie funèbre” comme le qualifient Jean et Brigitte Massin dans leur Mozart (Fayard - page 1128 de l’édition août 1990), illustre l’intérêt tardif de Mozart pour les mouvements en fugue et restitue un climat tendu, sombre et inquiet. Du moins, c’est ce que suggèrent l’écriture et la tonalité de cette fantaisie car il ne faut surtout pas compter sur les interprètes pour retranscrire la moindre émotion et musicalité requises pour une oeuvre aussi grave.
Comme le disait un célèbre humoriste : “Circulez, y a rien à voir “… et encore moins à écouter.
Rideau.